Ressentir son corps, jusqu'au sang menstruel

Mis à jour : mai 1

Et si la période de confinement nous donnait l'occasion d'expérimenter de nouvelles habitudes...pendant les règles? Le "flux instinctif libre" consiste à se passer totalement de protections hygiéniques, grâce au ressenti du corps.





Le sujet n'est plus tabou, il n'y a qu'à constater les nombreux articles sur ce thème dans la presse féminine. Le flux instinctif libre (FIL pour les initiées) sort de l'ombre et mérite que l'on s'y intéresse.


Les Bienveilleuses parlent souvent de l'importance qu'il y a à écouter son corps, au quotidien, dans toutes sortes de situations. Pour détecter une émotion, pour revenir à soi, s'ancrer dans le moment présent en début de méditation, avant d'aborder un animal, pour se mettre sur la même longueur d'onde (alpha) que lui...


Cette pratique permet au mental de cesser son bavardage incessant, au coeur de retrouver un rythme normal, et à l'être tout entier de se calmer. Bref, un bienfait dont il serait dommage de se passer!


Sentir son sang s'écouler


Pendant les règles, nous sommes normalement toutes capables de ressentir ce qu'il se passe dans notre corps : contractions plus ou moins légères (et pénibles) dans le bas-ventre, maux de tête, ainsi que d'autres sensations parfois peu réjouissantes.


Lorsque l'on est au calme sans déplacements - en période de confinement les conditions sont généralement réunies - nous avons la possibilité d'aller rapidement aux toilettes, à moins d'habiter dans un château avec plusieurs hectares de terrain (!) L'idée du FIL est donc de sentir cet écoulement interne, et de contracter un maximum le périnée (serrer les muscles pelviens) pour l'empêcher de sortir, le contrôler en somme. Une fois aux toilettes, il suffit de relâcher la tension pour permettre au flux de librement s'écouler.


A quoi ça sert?


Le premier avantage de cette pratique est bien entendu de se passer de protections périodiques. On connaît les risques des tampons, l'inconfort des serviettes et surtout leur pollution (une catastrophe "from cradle to grave" comme on dit en anglais). Cela permet également de faire d'importantes économies !


Même s'il existe aujourd'hui de nombreuses alternatives plus écolos comme les serviettes lavables, cups, ou culottes menstruelles, l'intérêt de cette pratique se situerait aussi du côté du développement de l'intuition.


Ecouter son corps signifie que l'on en prend soin, que l'on est attentif au moindre déséquilibre et signal nécessitant une intervention. Plus on s'écoute, plus on est en mesure d'agir en prévention.

Un retour à soi


Le fait de ressentir le sang couler dans son corps, le retenir avant de l'évacuer demande de prendre le temps de s'écouter à l'intérieur. Il faudra donc garder une certaine concentration durant ses règles, et se recentrer sur soi, loin des sources de stress extérieures. Une excuse idéale pour ralentir et prendre soin de soi!


Côté physique, nous ne sommes pas toutes égales face à la contraction du périnée. Mais il existe de nombreux exercices pour se muscler cette partie du corps.


Les réticences


Les femmes interrogées sur le sujet ont parfois peur de se lancer dans le FIL, pensant avoir un flux trop important, et donc difficile à canaliser. Si nous sommes toutes différentes et ne vivons pas nos règles de la même façon, en réalité nous perdons entre 50 à 150 ml de sang en moyenne (soit 2 à 3 cuillères à soupe), sur 3 à 6 jours (source : 800 questions au gynécologue, Dr Alain Tamborini, édition Marabout).


La peur de ne pas réussir à contrôler le flux et de se tâcher vient donc en premier freiner les éventuelles candidates. Il est cependant tout à fait possible de tester avec des protections pour s'entraîner, jusqu'à ce que la confiance soit là.


Essayez, vous verrez !



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